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LITHUANIA JOINS THE EFFORTS BY LA FRANCOPHONIE TO FIGHT VIOLENCE AGAINST WOMEN AND GIRLS

At the high level meeting of la Francophonie on the fight against violence against women, ambassador Raimonda Murmokaitė underlined that violence against women and girls constitutes a horrible violation of human rights and has serious consequences for gender equality, sustainable development, prosperity, economic and social cohesion, as well as peace and security.

Ambassador also emphasized the advantage that such multiregional forum as la Francophonie have in addressing this problem. At the meeting, Lithuania joined the members of la Francophonie that endorsed the Francophone Plan of Action on Violence against Women and Girls.


Statement by Amb. Murmokaite (in French)

Concertation francophone de haut niveau sur la lutte contre les violences faites aux femmes

Intervention d’Ambassadrice Raimonda Murmokaitė, Représentante Permanente de la République de Lituanie auprès des Nations Unies

Lundi 4 mars 2013 New York

 

Excellences,

Mesdames et messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de m'adresser à cette concertation de haut niveau sur la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Les violences contre les femmes et les filles, y compris dans les situations de conflit, constituent une atteinte abominable aux droits humains et résultent en des effets troublants et tangibles sur l’égalité des sexes, le développement durable, la prospérité et la cohésion économique et sociale, ainsi que la paix et la sécurité.

En unissant nos efforts, nous pouvons mettre fin à cette violence et faire en sorte que les femmes puissent vivre à l’abri de la peur, libres de réaliser pleinement leur potentiel humain.

La délégation lituanienne salue la détermination avec laquelle la Francophonie s'attaque à la question de la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

Nous sommes heureux de joindre notre voix à celle de la Francophonie à l’égard de la lutte contre les violences faites aux femmes et saluons les engagements de l’OIF, y compris le Plan d’action, en vue de renforcer la cohérence et l’efficacité des efforts visant à l’élimination de toutes les formes de violences en question. 

Ensemble, nous devons et pouvons diffuser le message sur la tolérance zéro face à la violence contre les femmes. Dans ce contexte, la diversité même du monde francophone représente un atout énorme : unis par l'intérêt commun d'assurer la dignité humaine, l'égalité réelle, la pleine émancipation et l’autonomisation des femmes dans le monde, nous pouvons partager des idées et des exemples de bonne pratique, qui sont issus de nos différentes expériences,  provenants de différents coins du monde.

Mon pays, la Lituanie, est pleinement engagé pour la mise à fin des violences faites aux femmes. Nous avons élaboré et mis en action toute une série d’actes législatifs et des programmes nécessaires pour combattre les violences en question, ainsi que pour promouvoir l’égalité des sexes, y compris la pleine participation des femmes dans tous les secteurs de la vie politique, économique, et sociale. Nos efforts ont produit de bons résultats, et nous sommes prêts à partager nos meilleures pratiques et les enseignements tirés avec les partenaires intéressés.

Les progrès sur le plan normatif, aussi fondamentaux qu’ils soient, ne suffisent pas s’ils ne sont pas mis en œuvre. Cela doit être fait de manière systématique, cohérente et intégrale. Une des leçons de base que nous avons tirée de notre expérience, c’est l’importance d’une participation active de la société civile, y compris des organisations de femmes, à chaque étape de l’élaboration et de la mise en œuvre des mesures et stratégies pertinentes.

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles exige un changement dans la mentalité, elle exige des efforts pour dépasser les stéréotypes et préjugés liés au sexe et au partage des rôles entre les femmes et les hommes. Dans ce contexte, la sensibilisation publique à travers les médias, les écoles, les centres d'information publique, les services mobiles, la campagne de 16 jours d'activisme, et la mobilisation de tous les groupes de la société, y compris des jeunes et notamment des garçons, sont essentielles.

En même temps, nous devons exiger que les responsables des violations contre les femmes et les filles répondent de leurs actes ; nous devons également prendre des mesures concrètes à ce propos.

Mettre un terme à l’impunité est une condition préalable pour que les femmes et les filles - victimes de la violence- puissent retrouver leur voix, leur courage et leur confiance dans l'avenir. En particulier, nous devons faire plus pour prévenir la violence sexuelle liée aux conflits et punir plus sévèrement les auteurs de tels actes. Mon pays reste prêt à s’engager de manière cohérente et encore plus active dans les efforts de la communauté internationale,  dédiés à la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Je vous remercie.